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Libération

L'ONU au bord d'un accord

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Paris annonce un projet de résolution «d'un moment à l'autre».

Publié le 11/08/2006 à 22h55

New York de notre correspondant

Alors que les tractations sur une nouvelle résolution sur le Liban étaient bloquées à l'ONU, Washington a fait, hier, un pas en direction de la proposition française de «retrait graduel» de Tsahal au Liban. Un pas suffisant pour que le chef de la diplomatie, Philippe Douste-Blazy, affirme s'attendre «d'un moment à l'autre» à une résolution. Depuis une bonne semaine, les deux pays peinaient à élaborer cette nouvelle mouture : Paris, soucieux de préserver sa crédibilité dans le monde arabe, avait durci sa position, tandis que les Américains ne fléchissaient pas dans leur soutien aux Israéliens.

Au coeur du problème : le retrait de l'armée israélienne exigé par les pays arabes et le Liban, qui a proposé de déployer 15 000 soldats à la frontière dès le départ de Tsahal. Washington souhaitait ce retrait après la conclusion d'un accord politique ; Paris, dès la cessation des hostilités.

Les multiples pressions ont incité au compromis : le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a notamment appelé à l'adoption «avant la fin de la semaine» d'une résolution par le Conseil de sécurité. Mais c'est sans doute la volonté de la France et des Etats-Unis de ne pas rompre sur un dossier où ils travaillent main dans la main qui a permis d'avancer. «Les Américains n'ont pas plus envie que nous d'une rupture des négociations. La ligne rouge pour nous est de ne rien faire qui soit inacceptable pour le Premier ministre libanais», résumait

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