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Libération

Le Parti de Dieu refuse de désarmer

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Publié le 16/08/2006 à 22h57

On savait que l'arrêt formel des combats entre le Hezbollah et Israël ne signifiait pas la fin de la crise. S'estimant vainqueur de la guerre contre Tsahal, le Parti de Dieu a confirmé, hier, que l'Etat libanais n'était pas prêt de rétablir son autorité, par déploiement de son armée interposé, sur tout le territoire du pays. Quelques heures après l'arrêt des hostilités, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, refusait de désarmer ses forces «de façon hâtive» et «sous la pression», précisantque ce problème doit être «réglé par le dialogue entre Libanais». Une manière de jouer le temps, compte tenu des divergences au sein du cabinet libanais et de l'impuissance de Beyrouth sur ce sujet ultrasensible. L'embarras de son ministre de la Défense en témoigne: Elias Murr jugeait ainsi que le rôle de l'armée libanaise «n'était pas de désarmer le Hezbollah», tout en assurant qu'une fois celle-ci déployée dans le sud du pays, «il n'y aurait pas d'autres armes» que les siennes...

L'insistance de Washington ­ pour qui désarmer le Hezbollah «relève de la responsabilité du Liban», tandis que Paris estime qu'il revient à Beyrouth d'en «définir les modalités» ­, ne changera pas cette donne. D'autant que le refus du Hezbollah risque de retarder le renforcement de la force internationale au sud du Liban.

La France a en effet averti qu'elle n'enverrait pas ses soldats (de 2 000 à 4 000 hommes) sans de sérieuses garanties, notamment sur ce désarmemen

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