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Libération

Premières interceptions d'armes par l'armée libanaise

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Le président syrien s'est engagé à ne pas livrer d'armes au Hezbollah.

Publié le 02/09/2006 à 23h09

Beyrouth de notre correspondante

Si le gouvernement libanais ne s'est jamais engagé à désarmer le Hezbollah, il a promis de saisir toute arme que ses militaires trouveraient sur leur chemin. Depuis quelques jours, des informations parues dans la presse indiquent que des cargaisons auraient d'ores et déjà été interceptées. «C'est vrai, confirmait vendredi un ministre. Mais je n'en dirai pas plus. Je pense qu'il serait malvenu de communiquer sur ce sujet, car nous ne voulons en aucun cas humilier le Parti de Dieu.» Critiqué par certains au Liban pour avoir donné l'ordre à l'armée de procéder à ces saisies, le chef de l'exécutif, Fouad Siniora, a rétorqué : «Ceux qui ont décidé de le faire [enlever les soldats israéliens, ndlr] doivent en assumer les conséquences. Nous nous serions bien dispensés d'une action qui nous oblige aujourd'hui à être soumis à des résolutions internationales. Mais trêve de paroles, nous en sommes aujourd'hui là, et nous devons respecter les résolutions internationales.» La résolution 1 701 des Nations unies exige que seul l'Etat détienne des armes au Liban.

Dépôt. Pourtant, rien ne prouve pour l'instant que l'armée a intercepté des cargaisons en provenance de Syrie et destinées au parti chiite. «Ce sont des rumeurs, rien de plus, affirme Walid Charara, auteur d'un ouvrage sur le Hezbollah. Il est vrai que les militaires ont trouvé, il y a plusieurs jours, un dépôt oublié dans le sud du pays, et ils ont pris ce qu'il

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