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Le populisme a le vent en poupe en Norvège

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Sécurité, immigration, Etat-providence, le Parti du progrès bouscule dans les urnes les formations au pouvoir.

Publié le 12/09/2006 à 23h16

Oslo envoyée spéciale

Avec son petit haut rouge, sa jupe à fleurs et ses bijoux fantaisie, Siv Jensen dénote dans les couloirs du Storting, le Parlement norvégien. Blonde, les yeux bleu foncé, la bouche soulignée de rouge à lèvres, cette économiste de 37 ans n'est pourtant pas une novice en politique. Entrée au Parlement en 1997, elle fut vice-présidente du Parti du progrès (Fremskrittspartiet, FrP) pendant douze ans, jusqu'à ce que son fondateur, Carl Hagen, se retire, en mai, après vingt-huit ans de règne. A l'extrême droite du spectre politique norvégien, la formation dont elle hérite se profile aujourd'hui comme le premier parti de la prospère pétromonarchie scandinave.

Non content de son score historique de 22 % des voix aux législatives de septembre 2005, le FrP est crédité de 30 à 35 % d'opinions favorables dans les derniers sondages, devant le Parti travailliste, qui dirige la coalition gouvernementale. Les raisons de ce succès ? Selon Siv Jensen : «Les gens en ont marre de la politique, mais nous, nous les prenons au sérieux et ils nous font confiance.» On taxe le FrP de populisme : «Si ça signifie aller à la rencontre des gens, parler avec eux et les écouter, alors oui, je suis populiste !» s'exclame la nouvelle présidente.

Intouchable cagnotte. Outre l'accent mis sur la sécurité et contre l'immigration, le FrP réclame une baisse des impôts et de l'intervention de l'Etat, tout en promettant une augmentation des investissements publics, financée par l'ar

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