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Libération

Sommet des non-alignés : un Castro peut en cacher un autre

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ParJean-Hébert Armengaud
Claire VOEUX
Publié le 13/09/2006 à 23h16

Il y sera, mais sans y être. Il fera une apparition, mais sans apparaître. Il a cédé ­ «temporairement» ­ le pouvoir à son frère, mais reste le Líder Máximo, le chef suprême... La situation reste des plus confuses à Cuba, un des pays les plus opaques du monde en matière d'information, plus d'un mois après l'annonce de l'hospitalisation de Fidel Castro, le 31 juillet, des suites d'une «hémorragie intestinale», quelques jours avant qu'il fête ses 80 ans.

Tribune mondiale. Depuis des mois, Castro préparait le XIVe Sommet de l'organisation des pays non alignés, qui se déroule cette semaine à La Havane, pour tenter de redonner une tribune mondiale à la dictature. Désormais alité, il va rater «son» sommet. Il pourrait cependant recevoir certains des chefs d'Etat et de gouvernement attendus d'ici à samedi dans la capitale cubaine. Comme tétanisés par l'absence du Líder, les autorités cubaines n'osent rien affirmer ni infirmer. La présence de Fidel Castro a d'abord été annoncée au dîner de gala prévu vendredi soir, avant d'être mise entre parenthèses. Lundi, pour l'inauguration du sommet, le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Pérez Roque ­ un des hommes forts de La Havane et champion de la langue de bois ­, annonçait que Fidel Castro restait «le chef de la délégation cubaine» au sommet, même si «on ne peut pas encore assurer qu'il assistera physiquement aux travaux». Raúl Castro (75 ans), le «petit» frère de Fidel, qui lui a transmis ­ pour l

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