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Libération

Le grand bond en arrière de l'information en Chine

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Publié le 14/09/2006 à 23h17

Pékin de notre correspondante

Information, justice, programmes pour la jeunesse, le pouvoir de Pékin fait un grand ménage. Dimanche, un interminable communiqué de l'agence officielle Xinhua rappelait à l'ordre les journalistes et les dirigeants d'entreprises de presse. Plus question de publier en Chine des informations (textes, photos et infographies) diffusées par les agences étrangères. Une mise au point à l'adresse des médias nationaux et aussi étrangers : aucune information «menaçant l'unité nationale, la souveraineté et l'intégrité territoriale, la sécurité nationale, la réputation ou les intérêts en Chine» ne pourra être diffusée sur le territoire, sous peine de sanctions. Est rappelée également l'interdiction «d'attiser les haines intercommunautaires ou la discrimination raciale et de favoriser les cultes religieux et les superstitions». Au final, seule l'actualité heureuse à la chinoise reste autorisée. Tout le reste est soumis au contrôle de l'agence gouvernementale.

Indignation. Rien de nouveau, se sont d'abord dit les journalistes. Xinhua, Chine nouvelle, ne fait que recenser de façon autoritaire les innombrables brimades auxquelles sont soumis les médias chinois, avec plus ou moins d'efficacité. Mais la liste, chapelet de 22 articles édité, selon les autorités, pour «protéger la propriété intellectuelle des fournisseurs étrangers d'information», a déclenché l'indignation des dirigeants européens et américains, ainsi que des ONG. «Un nouvel e

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