Stockholm de notre correspondante
A la veille du scrutin législatif, personne n'osait se livrer au jeu des pronostics, tellement l'écart entre la droite et la gauche semblait insignifiant. La soirée électorale a confirmé ces prévisions. Si deux sondages de sortie des urnes donnaient en début de soirée une avance notoire à la droite, la différence entre l'alliance «bourgeoise» et la coalition sortante s'est réduite au fil du dépouillement des bulletins de vote.
A 23 heures, Fredrik Reinfeldt, chef de file de l'Alliance de centre droit, revendiquait sa victoire et le Premier ministre admettait sa défaite. Sur 96 % des bulletins dépouillés, la droite l'emportait par 48 % contre 46, 3 %. Douze ans après avoir cédé le pouvoir aux sociaux-démocrates, il semblait acquis, hier soir, que la droite revienne aux affaires en Suède. Un résultat historique dans un pays dirigé par les sociaux-démocrates durant soixante-cinq des soixante-quatorze dernières années.
Pour la première fois, les modérés, centristes, libéraux et chrétiens-démocrates avaient réussi à se réunir autour d'un programme commun pour ces législatives. Les leaders des quatre partis composant l'alliance «bourgeoise» avaient fait campagne côte à côte, parvenant à faire oublier leurs anciennes divisions. Le parti modéré devrait être le grand gagnant. La quarantaine, père de trois enfants et leader du parti depuis 2003, Reinfeldt devrait succéder à Göran Persson et diriger un gouvernement de coalition. Prenant garde de ne pas ef




