Menu
Libération

Le Premier ministre hongrois reste droit dans ses bottes

Réservé aux abonnés

Malgré ses mensonges, 51% des Hongrois souhaitent qu'il reste en poste.

Publié le 25/09/2006 à 23h26

Budapest de notre correspondante

Le Premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsány, est loin d'être K-O. Certes, le chef de la droite, Viktor Orbán, lui a infligé un douloureux premier round en réclamant sa démission et en soutenant les manifestations de milliers d'opposants de droite et d'extrême droite. Les protestations avaient débuté après la diffusion par la radio hongroise, le 17 septembre, de propos tenus à huis clos par le Premier ministre où il avouait que son parti avait menti aux électeurs avant les législatives d'avril. Mais Ferenc Gyurcsány semble en passe de prendre sa revanche. Il ne démissionnera pas, car non seulement il a le plein soutien de sa majorité parlementaire (socialistes et libéraux), mais, selon une enquête de Sonda Ipsos du 22 septembre, 51 % des Hongrois souhaitent qu'il reste à son poste, contre 40 %. Le saccage et l'occupation de la télévision publique par les extrémistes de droite, dans la nuit du 18 au 19 septembre, ont effrayé la population : 67 % qualifient ces actes de vandalisme, 16 % de réactions «justifiées» aux mensonges du gouvernement.

Plan d'austérité. «Nous avons menti tout au long des derniers dix-huit mois. Il est clair que ce que nous disions n'était pas vrai. [...] Nous mentions matin, midi et soir.» L'extrait des propos du Premier ministre diffusé par la radio est censé avoir mis le feu aux poudres. Mais si l'on entend la suite de son discours, il est évident que Ferenc Gyurcsány ne se compare pas à Pinocchio. «

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique