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Libération

L'aura de Lula imperméable aux scandales

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Publié le 30/09/2006 à 23h30

São Paulo de notre correspondante

C'est «Téflon Lula». Malgré l'avalanche de scandales politiques qui a terni son premier mandat depuis 2003, le président brésilien, candidat à sa propre succession, reste le grand favori du scrutin de dimanche. Certains sondages le donnent même gagnant dès le premier tour. L'écart s'est néanmoins resserré ces derniers jours avec son principal adversaire, Geraldo Alckmin, du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), formation de l'ex-président Cardoso, crédité d'un peu plus de 30 % des voix. Et ce à la suite d'un nouveau scandale : la tentative d'achat par le Parti des travailleurs (PT), parti de Lula, d'un dossier censé compromettre le candidat du PSDB au poste de gouverneur de São Paulo. Heloísa Helena, candidate du Parti du socialisme et de la liberté ­ qui rallie les déçus de gauche du PT ­, recueille, elle, 8 % des intentions de vote. Tandis que Cristovam Buarque, autre déçu du parti de Lula, plafonne à 2 %.

«Trahi». Sur la défensive, le chef de l'Etat a une fois de plus refusé de se rendre, jeudi, à un débat télévisé. Mardi, la justice avait émis un mandat d'arrêt contre six personnes, dont un conseiller personnel de Lula. Lui-même est l'objet d'une enquête, ouverte par le tribunal supérieur électoral à la demande de l'opposition afin de déterminer son éventuelle responsabilité dans ce scandale. L'an dernier, le PT avait déjà été épinglé dans une affaire d'achat de voix et de financement illicite. Certains de ses leaders, dont Jo

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