New York de notre correspondant
La semaine s'annonce décisive pour la succession de Kofi Annan. On saura aujourd'hui si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité soutiennent le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Ban Ki-moon, grand favori. Si c'est le cas, la voie sera dégagée pour son élection, dans les prochaines semaines. Au cours d'un troisième vote préliminaire, jeudi, il a reçu treize «encouragements» des quinze membres du Conseil de sécurité, contre un seul «découragement» et une abstention.
Elliptique. La relève d'Annan, dont le mandat expire à la fin de l'année, donne lieu à un jeu diplomatique étrange. La charte de l'ONU est elliptique. Il est simplement précisé que le Conseil recommande un candidat à l'Assemblée générale, qui le désigne. «On est obligé de réinventer la poudre à chaque élection», observe un diplomate français. En juillet, à l'initiative de l'ambassadeur de France à l'ONU, c'est une méthode déjà éprouvée qui a été décidée, celle des «votes blancs», destinée à forger un consensus entre les membres du Conseil de sécurité. Lors de réunions informelles, les quinze Etats membres passent en revue les différents candidats et décident ou non de les «encourager».
Autre particularité du processus : aucune date limite n'est fixée pour le dépôt des candidatures, ce qui permet, en cas de blocage, d'en considérer de nouvelles à la dernière minute. Ce fut notamment le cas de Kofi Annan, voici dix ans, en raison de l'opposition des Etats-Unis




