Bronca diplomatique, mais flop technique ? L'essai nucléaire nord-coréen de lundi apparaît de plus en plus comme un demi-échec militaire. Ce qui intrigue les experts, c'est la faiblesse de l'explosion telle qu'elle a été mesurée par les capteurs sismiques. Or une explosion de faible puissance peut signifier que l'essai ne s'est pas déroulé comme prévu. La plupart des Etats nucléaires, dont la France, ont connu en leur temps de tels déboires.
«Si l'on veut réaliser un tir pour impressionner la communauté internationale, il faut qu'il soit comparable à Hiroshima», avance un spécialiste du nucléaire. Soit environ 15 kilotonnes (1). Or le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) estime le tir de lundi «de l'ordre de la demi-kilotonne», les Américains parlent de «moins de 1 kilotonne» et les Sud-Coréens de «0,8 kilotonne». Ces chiffres sont toutefois contredits par la Russie (5 à 15 kt) et par des géophysiciens norvégiens (entre 1 et 10 kt). L'hypothèse que la Corée du Nord ait testé une bombe de faible puissance, une «mininuke», n'est prise au sérieux par personne dans la communauté stratégique. Même si ces armes existent depuis les années 60, elles sont plus complexes à fabriquer que des bombes plus puissantes, de l'ordre de la dizaine de kilotonnes.
Modeste. Le niveau technique atteint par le régime de Pyongyang reste sans doute modeste. Cet été encore, ses tirs de missiles balistiques n'avaient pas été un succès. Conformément à son idéologie a




