Washington et New York de nos correspondants
L'annonce d'un premier test nucléaire lundi par la Corée du Nord était peut-être une ruse. Les échantillons d'air prélevés par les avions militaires américains envoyés sur les côtes nord-coréennes n'ont jusqu'alors détecté aucune radiation, a annoncé vendredi à Washington un officiel américain sous couvert de l'anonymat. «Les tests initiaux se sont révélés négatifs», a-t-il affirmé, ajoutant qu'il «doutait que les tests ultérieurs puissent être différents». «Il serait toutefois inexact pour nous de dire avec une certitude de 100 % que, du fait qu'aucune radiation n'a été détectée, il s'agissait de TNT ou d'explosifs conventionnels», a-t-il mis en garde.
Contrer. Certains scientifiques assurent qu'il est très difficile de contenir de telles radiations, a-t-il ajouté, mais d'un autre côté les Nord-Coréens peuvent très bien rétorquer que leur test était si bien conduit et confiné que rien ne s'est échappé... Pyongyang, dans sa courte annonce officielle du 9 octobre, paraissait curieusement contrer à l'avance des arguments pouvant mettre en doute la nature de l'explosion : «Il a été confirmé qu'il n'y avait pas de danger d'émission radioactive dans le processus de test nucléaire, réalisé avec considération scientifique et calculs précis, dans les conditions dans lesquelles il a été mené (sic).»
Les données divergent sur la puissance exacte de la charge. En Corée du Sud, le centre de recherches sur les tremble




