Pékin de notre correspondante
Kim Jong-il a exprimé des «regrets». Non d'avoir secoué la planète avec son tir nucléaire du 9 octobre, mais d'avoir placé Pékin, dernier allié de la Corée du Nord, dans une posture diplomatique des plus délicate, sinon humiliante. Jeudi, le dictateur aurait aussi affirmé à Tang Jiaxuan, l'envoyé de Pékin qu'il a fait attendre vingt-quatre heures dans un hôtel de Pyongyang, qu'«aucun autre essai nucléaire» n'était prévu, et que la Corée du Nord était disposée à revenir à la table des négociations internationales «si les Etats-Unis faisaient des concessions».
Tang Jiaxuan a pu repasser la frontière avec des nouvelles encourageantes à transmettre à Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine, justement en visite dans la capitale chinoise, hier, en raison de nouvelles rumeurs d'alertes à la bombe coréenne.
Pékin, dans un bel exercice de gymnastique diplomatique, a réaffirmé sa détermination à respecter la résolution du Conseil de sécurité (embargo sur le matériel militaire et les produits de luxe) adoptée il y a près d'une semaine. «La Chine, comme toujours, continuera à mettre en oeuvre ses obligations internationales», a promis Li Xhaoxing, homologue chinois de Condoleezza Rice.
Pékin, qui veut à tout prix rester dans le jeu diplomatique, oeuvre pour le retour des Nord-Coréens aux «pourparlers à six». Entamés en août 2003, ces discussions sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne entre la Chine, les Eta




