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Avigdor Lieberman se pose en sauveur d'Israël

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Publié le 25/10/2006 à 23h49

Jérusalem correspondance

«Niet, niet, da» («non, non, oui») : Avigdor Lieberman, le chef de file du parti d'extrême droite Israël Beitenou (Notre Maison Israël), dont la nomination au poste de vice-Premier ministre chargé des Affaires stratégiques devrait être entérinée cette semaine, a le goût des formules lapidaires. Lors des élections de mars, il n'avait pas hésité à fournir aux électeurs la marche à suivre ­ «Non Nétanyahou, non Olmert, oui Lieberman» ­ dans un slogan en russe, destiné prioritairement aux immigrants en provenance de Russie qui forment l'essentiel de l'électorat d'Israël Beitenou.

Annexions. Lieberman, 48 ans, père de trois enfants, est originaire de l'ex-république soviétique de Moldavie, d'où il a émigré en 1978, à l'âge de 20 ans. Il ne s'est pas départi de son accent russe quand il parle l'hébreu, fume le cigare et est aisément reconnaissable à sa barbe en collier sur son imposante carrure. La violence de ses déclarations antiarabes et son projet d'annexer les grandes colonies juives de Cisjordanie, en échange de l'intégration à un futur Etat palestinien de villes arabes israéliennes, ont fait de lui une des personnalités politiques les plus controversées en Israël. Lors des affrontements les plus durs de la deuxième Intifada, en 2002, Lieberman avait prôné le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Plus récemment, il a préconisé des échanges territoriaux et de populations entre Israël et l'Autorit

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