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Libération

Chirac sur un petit nuage chinois

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Reçu en grande pompe, le Président prévend 150 Airbus A320 et joue au vieux sage écolo.

Publié le 27/10/2006 à 23h51

Pékin envoyés spéciaux

Peu de chances de revoir un jour une telle scène. Jacques Chirac et son homologue Hu Jintao, raides sous un dais de pacotille rouge et or, face aux trois corps d'armée chinoise en grande tenue. Au loin, le son du canon, 21 coups, comme il se doit pour une visite d'Etat. A son camarade Chirac, la Chine reconnaissante a déployé hier les fastes de son protocole, minuté comme une partition militaire. Sur la place Tiananmen, coupée à la circulation et vidée de ses touristes, résonne une Marseillaise enjouée sous la garde de l'imposante délégation française : Bernadette Chirac, cinq ministres, une cohorte de chefs d'entreprise et un hôte surprise, Jean-Pierre Raffarin, propulsé par Chirac «grand témoin de la francophonie» pour les Jeux olympiques de 2008 à Pékin. Il fait froid et une odeur de friture envahit la tribune.

Le plus heureux, c'est Louis Gallois. Le PDG d'Airbus a décroché le gros lot, la commande inopinée de 150 A320 pour une somme comprise entre sept et huit milliards d'euros (lire ci-contre).

A défaut d'autres contrats mirobolants, Jacques Chirac a de belles paroles à revendre. Dans la déclaration franco-chinoise qu'il a signée avec le président Hu Jintao, quelques lignes évoquent la nécessité d'«intensifier le dialogue constructif sur les droits de l'homme». Et la partie française salue «l'engagement des autorités chinoises à fournir des facilités de travail aux organisations de presse étrangères dans la perspective des Jeux olym

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