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Interview

«L'Ethiopie ne veut pas d'une base arrière islamiste en Somalie»

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Publié le 27/10/2006 à 23h51

à Addis-Abeba

Les signes d'une confrontation imminente entre les tribunaux islamiques, qui contrôlent Mogadiscio et une bonne partie du sud de la Somalie, et le gouvernement fédéral de transition (TFG) basé à Baidoa, se multiplient. Le TFG, reconnu par la communauté internationale, est soutenu par l'Ethiopie voisine, qui a envoyé des renforts. A Baidoa, les troupes gouvernementales creusaient hier des tranchées tandis que les islamistes disent avoir recruté 3 000 combattants pour le «jihad» contre l'Ethiopie et le TFG. Mardi, le Premier ministre éthiopien a déclaré que son pays était «techniquement» en guerre contre les islamistes somaliens. Explications de Matt Bryden, spécialiste de la Somalie auprès de l'International Crisis Group à Addis-Abeba.

Y a-t-il des troupes éthiopiennes en Somalie ?

Il y a en effet des troupes éthiopiennes en Somalie, mais elles gardent un profil bas. Leur déploiement vise à montrer aux tribunaux islamiques qu'ils ne sont pas autorisés à prendre Baidoa par la force.

Quelles relations entretiennent l'Ethiopie et la Somalie ?

La Somalie et l'Ethiopie ont eu des relations très difficiles, du fait de la délimitation de leur frontière, qui a laissé en Ethiopie une importante partie de la population somalie, ce qui a alimenté l'irrédentisme somalien. Les deux pays ont été en guerre à la fin des années 70. Aujourd'hui, la frontière ne semble plus être un problème. Mais, depuis la disparition de l'Etat, en 1991, la Somalie est devenue une platef

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