Jérusalem intérim
Le dernier obstacle à l'entrée dans le gouvernement israélien du leader d'extrême droite Avigdor Lieberman a été levé dimanche lorsque le Parti travailliste a décidé de rester au gouvernement après une semaine de faux suspense. Les travaillistes avaient fait planer la menace de leur départ depuis la conclusion en début de semaine dernière d'un accord de coalition entre le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et Lieberman. Un retrait des travaillistes de la coalition aurait privé le gouvernement d'Olmert de sa majorité absolue à la Knesset, risquant de provoquer des élections anticipées. «Il est clair pour moi que Lieberman a une vision du monde extrémiste et scandaleuse mais nous resterons pour que cette vision du monde ne s'impose pas», a déclaré le leader du Parti travailliste, le ministre de la Défense, Amir Peretz, lors du comité central du Parti travailliste dimanche.
Deux Etats ethniques. Avigdor Lieberman, originaire de l'ex-république soviétique de Moldavie, est contesté notamment pour avoir appelé à bombarder l'Iran, l'Egypte et les centres de population palestiniens et pour la violence de ses déclarations anti-arabes. Il est notamment favorable à une modification des frontières d'Israël pour exclure une grande partie de ses citoyens arabes. Son parti, Israël Beitenou («Notre maison Israël»), majoritairement soutenu par l'électorat russophone, prône l'annexion des grandes colonies juives de Cisjordanie en échange de l'intégration à un fut




