Menu
Libération

Nouveau chef des libéraux au Canada

Réservé aux abonnés

Avec le Québécois Dion, le Parti libéral espère revenir au pouvoir.

Publié le 05/12/2006 à 0h22

(avec AFP)

Eliminés l'an dernier du pouvoir, les libéraux canadiens se sont dotés pour le reprendre d'un nouveau chef, le Québécois Stéphane Dion. Ce choix a été accueilli avec étonnement dans la province francophone où l'homme, qui a longtemps été le bras droit de l'ancien Premier ministre canadien Jean Chrétien, agace en raison de son fédéralisme accentué. La presse québécoise ne se privait pas hier de publier diverses caricatures de l'ancien ministre de l'Environnement, un professeur de droit constitutionnel âgé de 51 ans, qu'elle a toujours aimé croquer sous la forme d'une souris ou d'un rat. Les libéraux avaient l'an dernier perdu les rênes du pays qu'ils dirigeaient depuis douze ans. Ils avaient été discrédités par le scandale dit «des commandites», lié au financement public, mais sans contrôle, d'une campagne de promotion du fédéralisme canadien. Les contrats avaient été attribués à des amis du Parti libéral. Le scandale avait abouti en 2003 à la démission de Jean Chrétien et à une baisse de popularité du Parti libéral au Québec, où une bonne partie de la population est tentée par l'indépendance. L'arrivée de Stéphane Dion à la tête de l'opposition libérale a en revanche été bien accueillie dans les autres provinces du Canada, où les électeurs espèrent défaire dès le printemps le gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper. L'élection de Stéphane Dion a eu une répercussion immédiate dans les sondages. Les libéraux obtiennent ainsi 37 % des intentions

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique