(à Beyrouth)
Vendredi soir, à Beyrouth, Ségolène Royal, accompagnée de l'ambassadeur de France, Bernard Emié, rencontre 17 députés de la commission des Affaires étrangères du Parlement libanais, parmi lesquels Ali Ammar, du Hezbollah. A la dernière minute, la candidate socialiste décide de laisser la presse assister à la réunion. Une seconde personne est alors chargée de la traduction pour les journalistes. Après la rencontre, deux versions des propos tenus par Ali Ammar circulent. Le député revient sur sa comparaison antisémite entre l'occupation israélienne du Liban et le nazisme.
Savez-vous que votre rencontre avec Ségolène Royal a provoqué une polémique en France ?
Oui, des amis français m'en ont informé. Je suis très surpris. Notre rencontre a eu lieu de manière tout à fait officielle et transparente.
Pouvez-vous nous dire ce que vous lui avez dit lors de cette rencontre ?
Je lui ai dit : "Madame Royal, je veux vous parler avec le langage du coeur et non pas avec celui de la raison, car le langage du coeur est plus proche de la vérité. En tant que Libanais, de tous bords, nous souhaitons avoir de bonnes relations avec la France." En ce qui concerne le sujet qui a créé la polémique en France, je lui ai expliqué que nous avions également en commun la résistance contre l'occupation nazie.
Pensez-vous que Ségolène Royal a entendu tout ce que vous lui disiez ?
Il y avait un traducteur.
Ces propos signifient-ils que vous comparez Israël à l'Allemagne nazie ?
Bien sûr. Le nazism




