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Libération

L'affaire Litvinenko n'en finit pas d'irradier

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Un des deux Russes, que l'ex-agent avait rencontré à Londres, victime de malaises.

Publié le 08/12/2006 à 0h25

Le polonium 210, qui a tué l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko à Londres, a fait une nouvelle victime. Il s'agit d'un des deux Russes que Litvinenko avait rencontrés au bar de l'hôtel Millenium le 1er novembre, jour où il a ressenti les premiers malaises dus aux radiations.

Urine. Selon le parquet de Moscou, Dmitri Kovtoun, un homme d'affaires, présente les signes d'un empoisonnement aux radiations. L'avocat de Kovtoun a démenti qu'il serait dans un état critique. Kovtoun avait été auditionné hier par des enquêteurs russes et britanniques dans l'hôpital de Moscou où il était entré pour subir des tests. Le second Russe, qui accompagnait Kovtoun lors de cette rencontre au Millenium, un ex-agent converti aux affaires, Andreï Lougovoï, est lui aussi hospitalisé, mais rien n'a été dévoilé sur son état de santé. On sait seulement qu'il n'a pas pu voir les enquêteurs de Scotland Yard qui se trouvent depuis le début de la semaine à Moscou. Il semble laisser derrière lui un nuage de polonium, puisque des traces ont été décelées à l'ambassade de Grande-Bretagne à Moscou, où il s'était rendu peu après le décès de Litvinenko. Le polonium a aussi touché le bar du Millenium, où, selon la police britannique, sept employés ont été faiblement contaminés. Le polonium peut être ingéré ou inhalé, mais il peut aussi se transmettre par la sueur ou l'urine.

Ban. Moscou a ouvert sa propre enquête pour le meurtre de Litvinenko. Elle envisage aussi d'envoyer des inspecteurs à Londres, une posture a

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