Le Soudan a dit oui, samedi, à une opération de paix des Nations unies et de l'Union africaine (UA) au Darfour, mais sans accepter clairement la présence sur le terrain des 20 000 Casques bleus exigés notamment par les Etats-Unis. Cette position équivoque répond à la requête du secrétaire général sortant de l'ONU, Kofi Annan, d'une force conjointe dans la région de l'ouest du Soudan en guerre civile. Khartoum n'accepte, pour le moment, qu'une aide logistique de l'ONU à la force africaine Amis (7 000 hommes), jugée inefficace car mal équipée et sous-financée.
Kofi Annan tente d'obtenir un progrès sur ce dossier avant de quitter ses fonctions, le 1er janvier, pour favoriser une solution au Darfour, où la guerre a fait 200 000 victimes et 2 millions de déplacés depuis février 2003 chiffres contestés par Khartoum. Le secrétaire général sortant doit d'ores et déjà faire le deuil d'un cessez-le-feu total au Darfour : les autorités soudanaises ont répondu, samedi, qu'elles n'étaient pas responsables des violences, dont elles accusent les rebelles, non-signataires de l'accord de paix d'Abuja, en mai.
Les milieux politiques soudanais évoquent depuis des mois de nombreuses médiations, dont celles menées par l'Erythrée, pour convaincre les rebelles de déposer les armes et négocier, mais rien ne s'est matérialisé jusqu'ici. Entre-temps, la violence n'a jamais cessé sur le terrain où, samedi encore, un policier a été tué et trois blessés dans une attaque armée attribuée à des «élément




