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L'Irak a trente jours pour en finir avec Saddam Hussein

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Confirmée par la cour d'appel, sa pendaison peut intervenir dès aujourd'hui.

Publié le 27/12/2006 à 0h39

La confirmation, hier, de la condamnation à mort par pendaison de Saddam Hussein par la justice irakienne implique-t-elle une exécution rapide ? Oui, répond Arif Shaheen, un juge de la cour d'appel du Haut Tribunal pénal irakien, qui avait rendu son jugement le 5 novembre. «Saddam Hussein sera exécuté dans les trente jours. La sentence pourra être exécutée à n'importe quel moment à partir de mercredi [aujourd'hui, ndlr]», déclarait ce magistrat au cours d'une conférence de presse. L'ancien dictateur irakien a été condamné à mort pour le massacre de villageois chiites à Doujaïl dans les années 80. «La décision a été prise à l'unanimité» des neuf juges de la cour, précisait Arif Shaheen en concluant : «Notre rôle est maintenant terminé.»

Le demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignements irakiens, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar ­ dont le tribunal a aussi confirmé les peines de mort ­, devraient être exécutés dans le même délai.

L'assurance du juge Shaheen se fonde à la fois sur les statuts du tribunal et sur la loi irakienne selon laquelle aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user du droit de grâce, ni commuer les peines prononcées. La tenue d'un autre procès n'a en outre aucun caractère suspensif. Le jugement actuel de Saddam Hussein et de six anciens dirigeants, accusés d'avoir ordonné et mis en oeuvre les campagnes militaires Anfal, qui ont coûté la vie à

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