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L'archevêque de Varsovie confesse sa faute

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Le chef de l'Eglise polonaise a bien été indic du régime communiste.

Publié le 06/01/2007 à 5h19

Le nouveau chef de l'Eglise catholique polonaise, Mgr Stanislaw Wielgus, a bel et bien collaboré avec la police politique communiste. Mis en cause, il a fini par reconnaître sa «faute» et déclaré vendredi s'en remettre aux «décisions» du pape : «Je confesse devant vous cette erreur que j'ai commise autrefois, comme je l'avais déjà confessée au saint-père», a déclaré Mgr Wielgus dans un message qui doit être lu lors des messes dans l'archidiocèse de Varsovie.

Mgr Wielgus n'avait pas d'alternative. Vendredi, une commission spéciale de l'Eglise avait reconnu que son nouveau chef avait été un informateur de l'ex-police secrète communiste alors qu'une polémique faisait rage depuis des semaines sur le passé du nouvel archevêque de Varsovie. Cette révélation qui suivait la publication jeudi par des journaux polonais de documents d'archives attestant des liens entre Mgr Wielgus et l'ancien service de la sécurité d'Etat (SB) n'a pas empêché le haut dignitaire de prendre ses nouvelles fonctions vendredi après-midi, ni le Vatican de lui renouveler sa confiance. Le cas de ce prélat n'est pas isolé. 10 % du clergé polonais aurait, selon les historiens, collaboré avec le régime communiste.

Vendredi, la commission spéciale de l'Eglise avait annoncé dans un communiqué qu'«il existe de nombreux documents importants confirmant le fait que le père Stanislaw Wielgus s'était déclaré prêt à collaborer, de façon consciente et secrète, avec les organes de sécurité communistes»

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