Caracas de notre correspondant
Ce fut une visite express mais symbolique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est resté moins de vingt-quatre heures au Venezuela, mais il ne pouvait commencer sa tournée sud-américaine que dans le pays de son «frère» Hugo Chávez. L'an passé, le président vénézuélien était l'un des rares chefs d'Etat à soutenir le programme nucléaire iranien face à l'Agence internationale de l'énergie atomique, aux Etats-Unis et à l'essentiel de la communauté internationale. Le coeur de l'alliance stratégique entre les deux hommes est, bien sûr, la lutte contre l'hégémonie américaine et l'administration Bush, seul point commun idéologique entre la «révolution bolivarienne» et la «révolution islamique». Comme l'a expliqué Chávez : «Nous pouvons dire que nous sommes une seule et même patrie... au fond, une seule révolution.»
Pétrole. Selon l'analyste politique Alberto Garrido, les deux pays sont même prêts à utiliser l'arme du pétrole contre les Etats-Unis : «Chávez et Ahmadinejad ont tous deux promis de couper le robinet de pétrole en cas d'agression, et ils envisagent de ne plus facturer le brut en dollars mais en euros.» Les deux pays vont ainsi créer une entreprise mixte entre leurs géants pétroliers respectifs PDVSA (Pétroles du Venezuela SA) et Petropars, afin de développer, d'exploiter et de commercialiser du brut à l'international. Et les deux Présidents ont aussi promis d'oeuvrer au sein de l'Organisation des pays exportateurs de




