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Libération

En Serbie, les radicaux en tête mais loin du pouvoir

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La coalition démocrate devra s'atteler au sort du Kosovo et de Mladic.

Publié le 23/01/2007 à 5h36

Belgrade envoyée spéciale

«La victoire aux radicaux, le pouvoir au bloc démocrate» : la manchette du quotidien Glas ne pouvait mieux résumer hier les résultats en apparence paradoxaux des législatives serbes de dimanche. Les ultranationalistes du Parti radical serbe (SRS) sont effectivement arrivés en tête du scrutin, mais sans majorité, ils ont clairement fait comprendre qu'ils resteront dans l'opposition. Leur chef, Tomislav Nikolic, a appelé ses électeurs à attendre le jour où le Parti radical aura la majorité absolue. Avec 100 000 voix de plus qu'aux législatives de 2003, les radicaux auront pourtant un mandat de moins, soit 81 des 250 sièges de députés.

Populiste. En chiffres absolus, la popularité des partis de l'ancien régime, c'est-à-dire les radicaux et le SPS (Parti socialiste serbe), fondé par l'ex-dictateur Slobodan Milosevic, qui contrairement aux prévisions franchit le seuil des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement et obtient 16 mandats, ne cesse de décroître. «Mais cette érosion est très lente, notamment parce que les réformes structurelles ne permettent pas de développer l'emploi», remarque l'ancien ambassadeur en France Radomir Diklic, un des directeurs de l'agence de presse Beta. Ultranationalistes, les radicaux ont fait essentiellement une campagne populiste autour de leur slogan : «Nous voulons vivre mieux dès aujourd'hui.» Ils ont rassemblé ainsi les votes des déçus de la transition. Y compris à Belgrade, où pour la première

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