Russes et Occidentaux ont planché vendredi à Vienne sur le Kosovo, dernier volet du processus de dissolution de l'ex-Yougoslavie qui a commencé en 1991, provoquant une série de guerres fratricides. L'envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, le diplomate finlandais Martti Ahtisaari, leur a présenté ses propositions pour l'avenir de cette province serbe administrée par l'ONU depuis près de huit ans et peuplée d'Albanais qui réclament leur indépendance.
Sous tutelle. La réunion avec les diplomates du Groupe de contact (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Russie) s'est tenue à huis clos et les détails du plan qui doit être soumis le 2 février à Belgrade et à Pristina n'ont pas été dévoilés. Il n'est même pas certain que le mot indépendance figure en toutes lettres dans ce projet. Martti Ahtisaari n'a jamais fait mystère de son souhait de donner aux 2 millions d'Albanais de cette province serbe, sous tutelle de l'ONU depuis les bombardements de l'Otan de 1999, la forme la plus grande de souveraineté. Mais elle devrait être assortie d'une surveillance internationale et d'une autonomie élargie pour les Serbes du Kosovo.
Certains détails de ces propositions ont cependant émergé. Selon l'agence britannique Reuters, le Kosovo sera autorisé à intégrer les accords internationaux et à poser sa candidature aux instances internationales telles que l'ONU, le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Sur le plan financier, il assumera sa part des créances et des




