Conseiller diplomatique du Guide Ali Khamenei, autorité suprême de la République islamique, dont il est de facto le porte-parole, Ali Akbar Velayati, qui fut pendant dix-sept ans ministre des affaires étrangères, a accordé une interview exceptionnelle à Bernard Guetta, envoyé spécial à Téhéran du quotidien italien La Repubblica.
Est-ce la crise ou y a-t-il encore de la place pour des négociations sur votre programme nucléaire ?
Ce problème peut être réglé sans crise car nous n'aspirons qu'à la sécurité celle de notre pays, de la région et du monde.
Peut-il l'être sur la base d'une suspension parallèle des sanctions du Conseil de sécurité et de vos opérations d'enrichissement d'uranium ?
J'en ai parlé avec Vladimir Poutine, la semaine dernière à Moscou. Nous n'avons pas de divergences sur ce point.
Concrètement parlant, vous acceptez l'idée de suspension parallèle suggérée par Mohammed el-Baradei, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique ?
Nous acceptons volontiers que Mohammed el-Baradei soit notre interlocuteur sur ce dossier. Il faut maintenant qu'il nous présente une proposition écrite et que nous puissions l'examiner. Nous nous sommes consultés, ici à Téhéran, et notre négociateur, M. Laridjani, a reçu des instructions.
Vous ne m'avez pas répondu...
Les portes sont grandes ouvertes à une négociation avec Mohammed el-Baradei. Il n'y a aucune limitation.
Même pas sur une suspension de vos opérations d'enrichissement ?
Nous avons déjà accepté, ces




