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Libération

Le Japon boude l'accord avec la Corée du Nord

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Les enlèvements de Japonais par Pyongyang empêchent un compromis sur le nucléaire.

Publié le 19/02/2007 à 6h11

Tokyo de notre correspondant

L'accord conclu le 13 février à Pékin au terme des «pourparlers à six» (Etats-Unis, deux Corées, Russie, Chine et Japon) sur le nucléaire nord-coréen (Libération du 14 février), qui prévoit de fournir à la Corée du Nord 1 million de tonnes de pétrole si le régime de Kim Jong-il respecte tous ses engagements, notamment l'arrêt de sa centrale nucléaire de Yongbyon avant soixante jours, a été bien accueilli par les pays participants. Sauf le Japon.

Contentieux. Le Japon a fait savoir qu'il n'offrirait aucune aide tant qu'aucun progrès substantiel n'aurait été réalisé dans le contentieux des ressortissants japonais kidnappés par des espions communistes nord-coréens dans les années 70 et 80. «Nous ne pouvons pas participer [à l'effort d'aide à la Corée du Nord]. J'ai pris cette décision», a dit avec fermeté, mardi soir, le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Exigeant d'abord du «concret» autour du sort de plusieurs kidnappés, le Japon tient tête à Kim Jong-il. Le 17 septembre 2002 à Pyongyang, face à l'ex-Premier ministre Junichiro Koizumi, Kim Jong-il avait affirmé que treize Japonais avaient été enlevés par ses agents de renseignement. Et que, parmi eux, «huit étaient morts». Une version des faits que la classe politique japonaise, jusqu'à aujourd'hui, refuse de valider. D'autant qu'au total d'autres Japonais, endoctrinés par la propagande de l'ex-dictateur Kim Il-sung ou «récupérés» par l'ex-gang terroriste nippon

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