Loin de geler ses activités d'enrichissement d'uranium, l'Iran les intensifie, défiant la résolution adoptée le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l'ONU. C'est la teneur du rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) rendu public hier à Vienne. Ce n'est pas une surprise : le président Mahmoud Ahmadinejad avait, la veille de la publication de l'enquête de l'AIEA, prévenu qu'il était hors de question que les Occidentaux «[nous] privent de [notre] droit». Hier, l'un des responsables de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a enfoncé le clou : «L'Iran estime qu'une suspension de l'enrichissement est contraire à ses droits, au traité de non-prolifération et aux règles internationales», a déclaré Mohammad Saïdi en réaction au rapport de Mohamed el-Baradei, directeur de l'AIEA.
Centrifugeuses. L'Agence affirme que l'Iran poursuit l'enrichissement d'uranium dans une usine pilote à Natanz, au centre du pays. Là, mais dans un vaste site souterrain, Téhéran a aussi installé quatre cascades de 164 centrifugeuses, les machines qui permettent d'enrichir l'uranium et donc de produire du combustible nucléaire à usage civil ou militaire. Selon le rapport, le niveau d'enrichissement est «inférieur à 5 %», très en dessous des 90 % nécessaires pour pouvoir fabriquer des bombes atomiques. La quantité de gaz (hexafluorure d'uranium) utilisée jusqu'alors pour alimenter l'usine pilote a été de 66 kilos, une quantité jugée minime et qui ne peu




