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Génocide en Bosnie : la Serbie au bénéfice du doute

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Publié le 27/02/2007 à 6h20

La Cour internationale de justice de La Haye a débouté, hier, la Bosnie de sa plainte contre la Serbie pour génocide. Saisie pour la première fois par un Etat contre un autre dans une affaire de ce type, la CIJ a considéré que le massacre de Srebrenica, en juillet 1995, était bel et bien un génocide mais elle a refusé d'en imputer la responsabilité à la Serbie, même si cette dernière, selon elle, a manqué à «son obligation de prévention». La Cour pouvait difficilement faire un autre choix que celui d'avaliser les jugements du tribunal ad hoc créé par l'ONU pour l'ex-Yougoslavie qui n'ont reconnu les faits de génocide que dans le seul cas de Srebrenica. Sept officiers supérieurs de l'armée et de la police des Serbes de Bosnie comparaissent depuis plus de six mois devant le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye pour leur implication dans le massacre de plus de 7 000 Musulmans de Srebrenica, capturés lors la chute de cette enclave de l'est de la Bosnie. Condamné en 2001, un général serbe de Bosnie, Radislav Krstic, qui commandait les troupes qui ont pris Srebrenica, purge déjà une peine de trente-cinq ans de prison pour génocide. Mais l'homme qui est considéré comme le véritable artisan de cette tragédie, le général Ratko Mladic, chef d'état-major des troupes serbes bosniaques, est, lui, toujours en fuite.

Déplacées. La Bosnie avait déposé une plainte pour génocide contre Belgrade en 1993 pour l'ensemble du conflit et non pas seulement pour Srebrenica qui s'est p

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