Ali Reza Asgari va bien, et il parle. C'est, du moins, ce que croit savoir le Washington Post. Citant un «haut responsable américain», le quotidien affirme que l'ancien vice-ministre iranien de la Défense, porté disparu depuis le mois dernier en Turquie, aurait fait défection. Il ajoute que l'Iranien livrerait quantité d'informations précieuses sur le Hezbollah libanais, en guerre avec Israël l'été dernier, et sur les liens entre ce mouvement chiite avec Téhéran. En revanche, selon le Post, Asgari ne serait pas interrogé sur le programme nucléaire iranien qui préoccupe les Occidentaux.
Où se trouve-t-il précisément ? Pour des raisons de sécurité, l'information reste bien gardée. Les Etats-Unis démentent catégoriquement la présence sur leur sol de ce responsable jadis placé à la tête des Gardiens de la révolution, bras armé et idéologique du régime de Téhéran, chargé notamment des opérations extérieures. Selon d'autres rumeurs, il se trouverait dans un «pays d'Europe du Nord».
Par la voix de leur ministre de la Défense, Amir Peretz, les Israéliens ont, pour leur part, démenti toute implication dans la disparition, le 7 février (Libération du 7 mars), dans un hôtel d'Istanbul, d'Ali Reza Asgari. Toutefois, ils ont renforcé les mesures de protection autour de leurs représentations à l'étranger.
Mercredi, un ancien responsable du Mossad, les services secrets israéliens, a dit espérer qu'Asgari puisse fournir des informations sur Ron Arad. Israël n




