Scandinavie de notre correspondante
«Ça aurait été quand même incroyable que la France puisse être présidée par une femme et que le Parti social-démocrate suédois soit encore dirigé par un homme !» s'exclame Nalin Pekgul, la présidente l'Association des femmes sociales-démocrates. Mona Sahlin était la seule candidate à la succession de l'ancien Premier ministre de Suède, Göran Persson. Elle a été élue samedi à l'unanimité, par les délégués du parti réunis en congrès extraordinaire à Stockholm. Un moment historique, puisqu'elle devient la première femme à diriger le Parti social-démocrate, et à pouvoir espérer gouverner la Suède si son parti remporte les législatives en 2010.
Encore faudra-t-il qu'elle puisse mener à bien le renouvellement qu'elle veut incarner. La tâche s'annonce compliquée. Le Parti social-démocrate a essuyé une défaite historique lors des législatives de septembre dernier. Mais Mona Sahlin veut y croire. «Nous avons trois ans et demi pour mettre le paquet sur les idées de la social-démocratie [...] et remporter les élections de 2010», a-t-elle déclaré samedi.
«Points communs». Difficile de ne pas tenter la comparaison avec Ségolène Royal, qui fait d'ailleurs la une du dernier trimestriel publié par l'Association des femmes sociales-démocrates. «Elles ont de nombreux points communs», estime Nalin Pekgul. Leur âge d'abord, «à croire que les femmes ne peuvent arriver au sommet qu'une fois dépassé la cinquantaine». Leur «grande expé




