Londres de notre correspondante
C'est fait. Après des mois de flou juridique, le gouvernement britannique s'est enfin prononcé sur le sujet du voile intégral dans les écoles. Et, en bon acrobate, est parvenu à minimiser le risque de controverse. Dans le cadre d'un communiqué sur l'uniforme scolaire publié hier, le ministère de l'Education a autorisé les chefs d'établissement du pays à bannir, s'ils le souhaitent, le niqab de leur établissement. Au menu des motifs invoqués : le risque sécuritaire et l'obstacle à la bonne éducation des élèves. Car la directive est formelle, le personnel doit pouvoir identifier les étudiants individuellement afin de «maintenir l'ordre et de repérer les intrus». Enfin, plus loin, c'est la barrière à la communication qui est dénoncée : «Si le visage d'un élève est obscurci d'une manière ou d'une autre, le professeur ne pourra pas [...] s'assurer de sa participation dans les discussions ou les activités pratiques.» Mais, pour prévenir toute attaque, le ministère s'est défendu d'avoir ordonné ou même conseillé l'interdiction du niqab. Et a préféré renvoyer la décision aux chefs d'établissement. C'est eux, et eux seuls, qui devront prendre la décision de l'interdiction, après avoir «consulté les parents et la communauté locale».
Tollé. Sous des airs innocents, le gouvernement tente ainsi de bloquer toute procédure judiciaire contre ses écoles. Car le voile intégral est affaire à polémique. La preuve ? En octobre dernier, l'




