Zhushan (province du Hunan) envoyée spéciale
Des émeutes à Zhushan ? Parlons plutôt d'«incidents, aujourd'hui totalement éteints», sourit la charmante Mme Li. C'est vers elle que dirige M. Kang, porte-parole de la municipalité de Zhushan. Lui ne sait rien, il agite les deux mains en signe de dénégation. A l'entrée de sa somptueuse mairie, une affiche promet pourtant 10 000 yuans (970 euros) de récompense, et l'anonymat, à qui dénoncera les «criminels en relation avec l'affaire du 9 mars». Un bureau a même été ouvert pour les «criminels qui voudraient se rendre», moyennant l'indulgence des autorités. Combien d'arrestations depuis deux semaines ? «Il y en a peut-être eu, répond, placide, M. Kang. Mais c'est l'affaire de la police, qui doit passer par nous. Et nous, nous devons passer par la ville de Yongzhou...»
C'est là, à une quarantaine de kilomètres, que Mme Li, porte-parole de la municipalité, fait la démonstration de son talent : «Lisez le quotidien de Yongzhou, tout y est.» Rien de plus en fait qu'une dépêche mollassonne de l'agence nationale Xinhua, bien obligée d'admettre la semaine dernière après toutes ses collègues étrangères, des incidents entre paysans et policiers à Zhushan. Entourée du directeur de la propagande du Parti, d'un interprète et de deux policiers, Mme Li veut bien répondre à toutes les questions. Mais tout ce qu'elle sait, c'est que tout est arrangé.
4x4 et berlines. Retour à Zhushan, par l'autoroute neuve et v




