Scandinavie de notre correspondante
Depuis l'été 2002, épouser un citoyen étranger relève de la gageure pour un Danois. Seuls les plus de 24 ans y sont autorisés. A condition de disposer d'un contrat de travail et d'un bail d'au moins trois ans, de n'avoir perçu aucune allocation sociale au cours de l'année précédant le mariage et de déposer une somme équivalent à 7 000 euros sur un compte bloqué. Le couple doit aussi prouver que son attachement au Danemark est plus fort qu'à aucun autre pays.
Cet arsenal de mesures devait permettre de décourager les mariages forcés, considérés par le gouvernement comme un «obstacle à l'intégration». Une mission accomplie, selon la ministre de l'Intégration Rikke Hvilshøj. Fin novembre, elle se réjouissait ainsi que seulement «38 % des mariages contractés par les immigrés de première et seconde génération originaires de pays non occidentaux l'ont été avec des personnes vivant à l'étranger en 2005, contre 63 % en 2001». La preuve, selon elle, que la loi est efficace. C'était après tout l'objectif officiel du gouvernement libéral et de son allié d'extrême droite, le Parti du peuple danois, qui ont introduit ensemble cette série de restrictions à l'accueil des conjoints étrangers en juillet 2002.
«Précaire». Mais les associations ne partagent pas cette analyse. Leif Randeris dirige le Conseil danois aux immigrés. Si le nombre d'appels provenant de jeunes craignant d'être mariés de force a temporairement diminué après l'été 2002, «




