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Libération

La Serbie propose une «autonomie surveillée» pour le Kosovo

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Appuyé par Moscou, Belgrade réclame de nouvelles négociations sur le statut de la province.

Publié le 28/04/2007 à 7h28

Objectif sacré des Albanais, cauchemar des Serbes, l'indépendance de la province du Kosovo se rapproche ou s'éloigne au gré des grandes manoeuvres qui se jouent sur la scène internationale. Alors que la Russie menace de mettre son veto à la proposition d'«indépendance surveillée», présentée par le médiateur finlandais Marti Ahtisaari et rejetée par Belgrade, une mission du Conseil de sécurité de l'ONU est, depuis jeudi et pour trois jours, sur place afin de sonder les intentions des principaux acteurs.

Belgrade croit toujours pouvoir empêcher que la province serbe, peuplée à quelque 90 % d'Albanais, et administrée par l'ONU depuis 1999, accède sans son accord à l'indépendance. En menaçant d'utiliser son veto contre la proposition soutenue par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, la Russie va pousser le Conseil de sécurité à se tourner vers «une solution de compromis», a déclaré jeudi, à Paris, le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Draskovic. Le chef de la diplomatie serbe, qui a réclamé de «nouvelles négociations avec un nouveau médiateur», a plaidé pour une solution dans laquelle «la Serbie ne s'ingérerait pas dans les affaires de la majorité albanaise tandis que les frontières extérieures de la Serbie seraient sauvegardées».

Mission. A Belgrade, où elle a passé la journée de jeudi, la délégation du Conseil de sécurité, dirigée par l'ambassadeur belge Johan Verbeke, a pu entendre les nouvelles propositions serbes de statut du K

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