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Libération

La trêve entre le Fatah et le Hamas n'a pas tenu

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Quatre personnes ont été tuées et cinquante blessées, hier à Gaza.

Publié le 15/05/2007 à 7h46

La trêve négociée dimanche soir par l'Egypte entre le Hamas et le Fatah à Gaza aura fait long feu. Jamais depuis la formation du gouvernement d'unité nationale il y a deux mois, les violences entre les deux factions palestiniennes n'avaient dégénéré à ce point. Depuis vendredi, elles ont fait huit morts ­ dont quatre dans la seule journée d'hier au cours d'une fusillade opposant plusieurs dizaines d'activistes du Hamas à des officiers de sécurité accompagnant un porte-parole du Fatah ­ et une cinquantaine de blessés.

Avantage. Ces affrontements ont éclaté après le déploiement, malgré des réticences du mouvement islamiste, d'une force de la Sécurité nationale, fidèle au président Abbas. Ils ont eu deux conséquences immédiates : la démission du ministre de l'Intérieur, Hani al-Kaouasmi, et le déploiement des forces de sécurité dans la bande de Gaza. Universitaire sans affiliation politique et sans expérience sur les questions de sécurité, Hani al-Kaouasmi avait été choisi comme une solution de compromis entre les islamistes du Hamas et les nationalistes du Fatah. Son départ redonne un certain avantage au Hamas puisque c'est le Premier ministre, du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh, qui assumera son intérim. Mais ce sont des forces mixtes qui vont être déployées à Gaza car composées des services de sécurité contrôlés par le président Abbas ­ qui dirige le Fatah ­ et du ministère de l'Intérieur (qui relève du Hamas).

Ce déploiement réglera-t-il l'insoluble problème de la directi

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