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Libération

Kouchner rappelle la position de la France à Beyrouth

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Pour sa première sortie hors d'Europe, le ministre a choisi le Liban.

Publié le 25/05/2007 à 7h57

Beyrouth de notre correspondante

La gestuelle est plus dramatique et le ton plus enflammé, mais, globalement, le discours reste le même. Bernard Kouchner, nouveau ministre des Affaires étrangères en visite pour deux jours à Beyrouth, a marché hier après-midi dans les pas de son prédécesseur Philippe Douste-Blazy et a une nouvelle fois martelé les constances de la politique française au Liban : la défense de l'indépendance, de la souveraineté et de la stabilité de ce pays, qui, depuis cinq jours, plonge dans le chaos.

«Composantes». Saluant en premier lieu et avec vigueur la détermination de l'armée, engagée dans de violents combats dans le nord du Liban avec le groupe salafiste jihadiste Fatah Al-Islam, Bernard Kouchner a dit comprendre la nécessité pour le gouvernement dirigé par Fouad Siniora de rétablir l'ordre, tout en soulignant la nécessité de ménager les populations civiles. 31 000 personnes habitent le camp de Nahr el-Bared, où sont retranchés les combattants islamistes ; la moitié d'entre elles seulement, profitant d'une trêve non déclarée, ont pour l'instant quitté les lieux (lire ci-contre).

Interrogé plus tard sur le Hezbollah, le chef de la diplomatie française s'est en revanche montré plus hésitant. «S'agit-il d'un parti terroriste comme l'a dit Nicolas Sarkozy ?» Silence gêné. L'ambassadeur de France, à ses côtés, lui murmure quelques mots à l'oreille. «Nous devons parler avec toutes les composantes de la vie politique libanaise, et nous le ferons»,

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