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Libération

Vols et viol en Hongrie : la police en cause

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Les chefs des forces de l'ordre ont été révoqués. Un ministre a démissionné.

Publié le 25/05/2007 à 7h57

Budapest correspondance

Redorer le blason de la police hongroise ? La mission paraît presque impossible après les scandales en chaîne qui ont conduit le Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, à décapiter l'institution. Samedi, le préfet de police de Budapest, les directeurs de la police nationale et du Rebisz (forces antiémeutes) étaient révoqués. Dimanche, le ministre de l'Intérieur et de la Justice, József Petrétei, démissionnait, et lundi on apprenait le départ du chef des services de sécurité. La situation est «catastrophique», a affirmé le Premier ministre au Parlement.

Plusieurs affaires graves ont récemment défrayé la chronique. Il y a quinze jours, lors d'un hold-up dans une banque budapestoise, un policier a profité de la confusion générale... pour piocher dans la caisse 450 000 forints (1 800 euros). Le 17 mai, l'un des auteurs présumés d'un autre hold-up sanglant en 2002 a été arrêté. A l'époque, il travaillait dans la police. Puis treize «ripoux», soupçonnés de corruption, un phénomène endémique dû aux bas salaires, ont été placés en garde à vue, et deux autres arrêtés pour kidnapping.

Mais c'est une affaire de viol qui a provoqué un tollé. Vendredi dernier, cinq membres du Rebisz ont été placés en garde à vue. Deux d'entre eux sont soupçonnés d'avoir violé une étudiante de 21 ans, le 3 mai, à Budapest. La jeune fille rentrait d'une soirée tardive lorsque cinq policiers ont contrôlé son véhicule. «Ils m'ont dit qu'ils me rendraient mes papiers contre un peu d

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