Le Président ne pensait pas que l'Europe lui prendrait autant de temps, s'amuse un conseiller de Nicolas Sarkozy. Dix jours après son investiture, il aura rencontré la plupart des dirigeants de l'Union, Prodi hier, l'Espagnol Zapatero jeudi prochain, l'Allemande Merkel le jour de son arrivée à l'Elysée, Pöttering, le président du Parlement européen, sans compter Blair et le président de la Commission, Barroso, lors d'un voyage express à Bruxelles, une première pour un président français. Les contraintes du calendrier le sommet européen qui servira d'intronisation au petit nouveau se tient à Bruxelles les 21 et 22 juin imposent ce rythme accéléré.
Mais plus encore, on sent que Sarkozy veut profiter de la fenêtre d'opportunités qui lui est donnée pour vendre son idée de sortie de crise, après les deux ans d'inaction européenne d'un Jacques Chirac tétanisé par l'échec du référendum sur la Constitution.
«L'idée du Président c'est de débloquer la situation en Europe», commentent ses proches. Et sa méthode c'est «un traité simplifié», formule plus heureuse à ses yeux que l'expression péjorative autrefois agitée d'un «mini-traité». Ce texte revisité sera adopté par voie parlementaire en France et non par référendum. «Le Président a pris un risque durant la campagne en s'engageant et en disant "pas de référendum"», expliquent ses conseillers. Pour lui, un référendum, même avec des questions amendées, donnerait les mêmes résultats qu'en mai 2005 et signi




