Londres de notre correspondante
Limiter le nombre d'avortements. C'est l'objectif à peine camouflé d'un projet de loi débattu aujourd'hui au Parlement britannique. Le texte prévoit que chaque femme rencontre obligatoirement un conseiller indépendant puis s'accorde une semaine de «réflexion» avant de pouvoir recourir à la procédure. Présenté à l'initiative individuelle d'une députée conservatrice, ce projet devra recueillir l'unanimité des voix pour être inscrit à l'agenda du Parlement. «La loi n'a aucune chance de passer, prédit le Dr Anthony Cole, directeur de l'association antiavortement l'Alliance pour l'éthique médicale, mais si un grand nombre de députés s'expriment en sa faveur, cela pourrait envoyer un message fort au gouvernement.»
Sermon. A l'heure où la Grande-Bretagne célèbre le 40e anniversaire de la légalisation de l'avortement, les milieux religieux ont décidé de mettre, eux aussi, la pression sur les politiciens. Dans un sermon prononcé à la cathédrale d'Edimbourg jeudi dernier, le cardinal Keith O'Brien, leader de l'Eglise catholique d'Ecosse, a affirmé qu'on tuait «l'équivalent d'une classe pleine d'écoliers chaque jour» en Ecosse, avant d'appeler à une modification de la loi.
Certes, le cardinal a peu de chances d'être entendu à Westminster, mais son intervention vient ponctuer la crise de l'avortement en Grande-Bretagne. Car si un tiers des femmes de 45 ans y ont eu recours dans leur vie, il n'est pas rare désormais qu'un mé




