Théoriquement, ce G8 est le dernier auquel assistera Vladimir Poutine puisque le prochain, prévu au Japon, aura lieu après la prochaine présidentielle russe, en mars 2008, à laquelle Poutine, qui achève son second mandat, n¹a pas le droitdese représenter selon la Constitution. Quoiquele Président répète à l¹enviqu¹il n¹entend pas outrepasser cette règle, l¹opinion russe ne pense pas que Poutine quittera le pouvoir. Alexeï Venediktov rédacteur en chef d¹Echo de Moscou, la dernière radio indépendante et critiqueenRussie, de passage à Paris, a expliqué lundi à un groupe de journalistes français comment Poutine est tiraillé entre son désir de passer la main, ses craintes de devoir rendre descomptes et son obsession de laisser une trace dans l¹histoire de son pays. «Poutine essaiera de rester au pouvoir, explique cet opposant de longue date. Mais il veut rester dans le club des grands, fréquenter les présidents des pays puissants, pas l¹Iranien Ahmadinejad ou le Biélorusse Loukachenko. Il sait bien que s¹il fait comme Nazarbaïev au Kazakhstan, il sera exclu du G8.» Alors que son mandat expire en 2012 sans être renouvelable, le président kazakh a promulgué le mois dernier des amendements constitutionnels permettant à lui seul de se présenter autant de fois qu¹il le voudra à la présidentielle. «Sécurité». De nombreux commentateurs et politiciens avaient suggéré à Poutine pratiquement dès le début de son premier mandat (2001) de procéder à une réforme supprimant la limitation de
Poutine prépare l'après-Poutine
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Le directeur de la radio Echo de Moscou explique comment il veut rempiler.
Publié le 07/06/2007 à 8h04
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