Jérusalem de notre correspondante
Pour les Israéliens, l'éclatement du gouvernement d'union nationale palestinien suite à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas est une opportunité diplomatique à saisir. «Un gouvernement palestinien qui n'est pas un gouvernement du Hamas est un partenaire, et nous coopérerons avec lui», a déclaré Ehud Olmert aux journalistes à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv avant son départ pour les Etats-Unis. Le Premier ministre israélien devrait ainsi faire part au président américain de ses projets destinés à renforcer le pouvoir de Mahmoud Abbas en Cisjordanie. Tel-Aviv a notamment évoqué ces derniers jours la levée des barrages routiers en Cisjordanie, le démantèlement de la centaine de colonies sauvages israéliennes sur ce territoire et le déblocage des 600 millions de dollars de taxes sur les produits destinés aux Palestiniens gelés par Israël.
Si, du point de vue israélien, la marche à suivre semble relativement claire concernant la Cisjordanie, la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza crée une situation sans précédent et beaucoup plus complexe à gérer.
«Maintenant, il y a une entité hostile à la frontière sud d'Israël, menée par un groupe armé qui s'oppose à l'existence d'Israël et refuse de le reconnaître [.]. Contrairement au Fatah, qui participe au processus de paix et recherche un compromis entre le mouvement national palestinien et le sionisme, le Hamas considère la destruction d'Israël comme




