Les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, naturalisé bulgare, condamnés à mort en décembre pour avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens en milieu hospitalier, devront attendre le 11 juillet pour être fixés sur leur sort.
«Injuste». La Cour suprême libyenne, qui s'était réunie hier pour examiner leur dernier appel, a mis son verdict en délibéré après avoir entendu la défense réclamer l'acquittement et le procureur requérir confirmation de la peine de mort à l'encontre des six soignants. «Les preuves montrent clairement l'implication des accusésdansl'inoculation délibérée du virus du sida aux enfants», a affirmé le procureur au cours de l'audience à laquelle les accusés n'étaient pas présents. «Il est regrettable, a souligné hier à Paris Me Emmanuel Altit, l'un des défenseurs des infirmières, que le procureur n'ait pas pris en compte le fait que les droits de la défense n'ont pas été respectés, et que les aveux ont été extorqués sous la torture. Il est regrettable que le procureur n'ait pas constaté que le procès à l'issue duquel les infirmières et le médecin ont été condamnés à mort avait été injuste et inéquitable. Et enfin, il est regrettable que le procureur n'ait pas pris en compte le fait que les plus grands spécialistes internationaux ont prouvé que les infirmières, ni le médecin, ne pouvaient pas être responsables de la propagation du sida.»
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