Jérusalem
de notre correspondante
C'est une «politique des petits pas». Malgré les fortes pressions, en particulier américaines, pour qu'Israël prenne des mesures concrètes afin de renforcer l'autorité du président palestinien, Mahmoud Abbas, en Cisjordanie - destabilisé après la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza -, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, reste très prudent.
Transfert. A la veille du sommet de Charm el-Cheikh, le cabinet a approuvé «le principe» du transfert d'environ 600 millions de dollars de taxes douanières et impôts dus aux Palestiniens et gelés par Israël depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier 2006. Mais le montant et les modalités du transfert des fonds, qui devraient permettre à l'Autorité palestinienne de verser les salaires de ses fonctionnaires, non payés depuis plusieurs mois, n'ont pas été précisés. La libération de prisonniers - des rumeurs sur la libération du leader du Fatah, Marwan Barghouti, ont ressurgi - et la levée des entraves à la circulation des Palestiniens en Cisjordanie ne sont pas non plus à l'ordre du jour. «N'attendez pas impatiemment ce soir pour un résultat [des discussions] comme si finalement nous allions nous asseoir et signer un traité de paix», a prévenu Ehud Olmert hier matin, quelques heures avant de se rendre dans la station balnéaire égyptienne.
Dimanche déjà, le gouvernement israélien avait dit ne pas vouloir relancer les discussions de paix




