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Libération

Onze députés colombiens tombés sous des «tirs croisés»

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Publié le 29/06/2007 à 8h34

Bogotá

de notre correspondant

Tard dans la nuit de mercredi à jeudi, les familles de onze otages de la guérilla colombienne ont appris la mort de leurs proches. Un communiqué des Forces armées révolution­naires de Colombie (Farc, extrême gauche), qui les détenaient depuis plus de cinq ans dans la cordillère des Andes, venait de l'annoncer sur Internet : les députés de l'assemblée départementale du Valle (Sud-Ouest) ont été tués le 18 juin. D'après le texte des Farc, ils auraient été victimes d'un «feu croisé quand un groupe militaire non identifié a attaqué» leur campement. Seul un douzième élu, Sigifredo López, toujours aux mains des Farc, aurait survécu. Les députés, enlevés en avril 2002 en plein centre de Cali, faisaient partie du groupe d'une soixantaine d'otages mili­taires et politiques, comme la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc veulent échanger contre leurs combattants prisonniers.

Démenti. Les proches des séquestrés ont réclamé l'ouverture rapide de négociations permettant la libération des autres otages. «Les Farc et le gouvernement doivent enfin se mettre d'accord, pour que les autres familles n'aient pas à souffrir ce que nous vivons», a demandé Fabiola Perdomo, épouse d'une des victimes. A Bogotá, plusieurs dizaines de proches de soldats et policiers captifs ont défilé hier matin dans le centre-ville pour condamner le «massacre» et rejeter toute nouvelle tentative de «libération à feu et à sang». Dans une

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