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Libération

Sarkozy visite son «ami» algérien

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Il a évoqué avec Bouteflika le projet de «partenariat d'exception».

Publié le 11/07/2007 à 8h44

Alger

envoyé spécial

L'Algérie a déployé hier le grand jeu pour Nicolas Sarkozy, qui n'a pourtant passé que quelques heures dans sa capitale pour une «visite de travail» : circulation coupée, hordes de motards et de militaires encadrant le cortège jusqu'à la résidence d'été de Zeralda, hélico de surveillance tournoyant dans le ciel. le tout sans aucun contact avec la population.

«Repentance». Venu présenter son projet d'Union méditerranéenne (Libération d'hier) et poser les bases «du partenariat d'exception» qu'il entend concrétiser avec l'Algérie à l'occasion d'une prochaine visite d'Etat déjà programmée pour le mois de novembre, il a reçu une longue accolade d'Abdelaziz Bouteflika, venu l'accueillir sur le tarmac de l'aéroport. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a eu droit à quatre bises du président algérien, tandis que la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, a dû se contenter d'une simple poignée de mains.

Paris et Alger considèrent que les «opinions publiques des deux pays ne sont pas prêtes», comme le confiait l'ambassadeur de France en Algérie, pour le traité d'amitié que Chirac a longtemps essayé de faire parapher à Bouteflika. Cela arrange bien Nicolas Sarkozy, qui a fait campagne en France contre «la détestable idée de la repentance», tout comme son homologue algérien, qui pourra continuer à s'assurer quelques succès lorsqu'il parle à son opinion publique du «génocide culturel»

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