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Libération

La Libye persiste et signe la peine de mort

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La condamnation des six Bulgares, accusés d'avoir transmis le virus du sida, est validée par la Cour suprême.

Publié le 12/07/2007 à 8h45

La Cour suprême libyenne a confirmé hier la condamnation à mort des cinq infirmières et du médecin bulgares. Accusés en 1999 d'avoir contaminé 438 enfants avec le virus VIH, dans un hôpital de Benghazi, la seconde ville du pays, ces personnels de santé clament depuis leur innocence. Le dossier ne comporte aucun élément de preuve car les aveux ont été extorqués sous la torture, plaident leurs avocatsainsi que tous les experts internationaux du Sida. Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo, Kristiana Valcheva, Snejana Dimitrova et le médecin Ashraf Juma Hajouj, d'origine palestinienne, n'étaient pas présents devant la Cour suprême. Ils se trouvent «dans un état physique et psychologique catastrophique» , a rappelé Antoine Alexiev, l'un des avocats qui participent à leur défense, à Paris.

Indemnités. La confirmation d'un verdict déjà rendu une première fois, le 6 mai 2004, était-elle de pure forme ? «La décision de la plus haute instance judiciaire libyenne doit être prise au sérieux», estime Michel Taube, porte-parole de l'association Ensemble contre la peine de mort. «Deux Turcs ont été exécutés en Libye en 2005» , rappelle-t-il. Pour les accusés, cependant, tout espoir n'est pas perdu. Jusque tard dans la nuit de mardi, d'intenses tractations ont en effet été menées entre les familles des enfants contaminés et un fonds spécial d'aide créé en 2005 par la Libye et la Bulgarie, sous l'égide de l'Union européenne. Les négoci

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