La porte : le gouvernement britannique a annoncé hier qu'il allait expulser quatre diplomates russes - sans préciser lesquels - portant à son point culminant le climat de quasi-guerre froide entre les deux pays. Climat qui règne depuis l'assassinat, à Londres, en novembre, de l'ex-agent des renseignements russes naturalisé britannique Alexandre Litvinenko. «Nous n'avons pas d'autres choix», a indiqué David Miliband, le ministre britannique des Affaires étrangères du nouveau gouvernement de Gordon Brown. Moscou a immédiatement annoncé qu'il donnerait une «réponse proportionnée» à cette décision - sans doute, comme il est d'usage dans ce genre d'affaires, une expulsion réciproque de diplomates britanniques.
Depuis six mois et la mort de l'ex-espion Alexandre Litvinenko, les relations s'enveniment entre les deux pays : Londres reproche à Moscou de ne guère s'investir dans l'enquête. Selon la justice britannique, l'ex-agent russe a été empoisonné, au bar d'un grand hôtel de Londres, le 1er novembre, avec du polonium 210, une substance radioactive rarissime mais facilement détectable. Il en est mort trois semaines plus tard, tout en accusant, dans un message posthume, le régime de Vladimir Poutine d'être responsable de cet empoisonnement.
A Londres, Alexandre Litvinenko était devenu depuis quelques années un proche de l'homme d'affaires russe Boris Berezovski, ennemi juré de Vladimir Poutine. Accusé en Russie dans plusieurs affaires de malversations, Berezovski vit de




