Après des semaines de crise et de rebondissements, le pouvoir et l'opposition polonaise semblent s'être mis d'accord sur la convocation à l'automne d'élections anticipées. Ainsi, le gouvernement conservateur si décrié des frères Kaczynski, qui a réussi à fâcher la Pologne avec l'Union européenne et lui donner l'image d'un pays anachronique et revanchard, aura à peine tenu deux ans.
Limogeage. Le président de la République, Lech Kaczynski dont le jumeau Jaroslaw exerce la fonction de chef du gouvernement, a convenu jeudi avec le chef de l'opposition libérale Donald Tusk que ces élections anticipées étaient désormais «inévitables». Ce dernier, président de la Plate-forme civique aimerait les voir se dérouler en octobre. La date du 29 semble remporter les faveurs de l'opposition. Les deux hommes ont sans doute évoqué toutes ces questions, leur entretien s'étant exceptionnellement prolongé pendant quatre heures.
Ce n'est pas la première fois que la proposition d'un scrutin avancé est émise. Le thème est revenu sur l'avant-scène avec le limogeage en juin d'Andrzej Lepper, leader de la formation populiste Samoobrona (Autodéfense), impliqué dans un scandale de corruption. Ce départ a rendu très fragile le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, chef du parti Droit et Justice (PiS) désormais privé de majorité. Lepper a annoncé qu'il ne reviendra pas dans un gouvernement dirigé par Kaczynski. L'autre compère de la coalition conservatrice, l'ultra-catholique Ligue des familles




